Que voir à Riquewihr en Alsace?
Une Riquewihrienne partage ses 14 incontournables
Je suis de Riquewihr, comme le sont mes ancêtres depuis plus de deux siècles. C’est ici qu’enfant, j’ai vendangé en famille et joué sur les pavés de la cité médiévale, proche de Colmar en Alsace.
Après ma visite insolite de Riquewihr, je vous invite à me suivre pour ma visite guidée des incontournables à Riquewihr.
Soyez les bienvenus chez moi !

Voici mes 14 incontournables à voir à Riquewihr, l'un des Plus Beaux Villages de France:
1. L’Arbre de la Liberté
2. Le château des Ducs de Wurtemberg
3. La gravure de Merian
4. La place Voltaire
5. La maison Irion
6. Le gratte-ciel de Riquewihr
7. La Cour des Cigognes
8. La maison Dissler
9. Trois églises sur un cimetière
10. La maison Preiss-Zimmer
11. Le Dolder
12. La tour des voleurs
13. La Porte Haute
14. Le dégagement du mur d’enceinte de 1500 par mon père
1. L'Arbre de la Liberté

Commençons ensemble notre visite de Riquewihr sur les remparts, où trône un véritable monument vivant: L’Arbre de la Liberté. Planté le 14 juillet 1792, ce vénérable tilleul bicentenaire occupe l’ancienne place des fêtes, que les Riquewihriens appelaient jadis « la Katz ».

Les remparts étaient alors entièrement fermés à cet endroit. Il n’y avait pas d’escaliers facilitant l’accès à la vieille ville depuis le parking des bus. D’ailleurs, il n’y avait pas de parking pour les bus… Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de touristes pour autant! Après la Seconde Guerre Mondiale déjà, nombreux étaient les artistes, qui le temps d’une esquisse, cherchaient à immortaliser le charme des vieilles pierres de Riquewihr, munis de leurs pinceaux.
Lorsque j’étais enfant, le tronc creux du tilleul fut comblé par du ciment. Je fus émerveillée par la force de l’arbre, qui resta vivant malgré ce traitement. Grâce à ce pansement, il a pu passer le nouveau millénaire en se tenant bien droit, et continue à vous offrir généreusement son ombre séculaire.
2. Le château des Ducs de Wurtemberg

Toujours sur les remparts, nous voici devant le château des Ducs de Wurtemberg, construit en 1539-1540. La rénovation de ses façades et sa toiture entre 2009 et 2012 est de toute beauté.

A l’angle, un clin d’oeil attend les amateurs de Porsche, qui reconnaitront à coup sûr les trois bois de cerf présents sur le bas-relief de la tourelle abritant l’escalier.

Au-dessus du blason des Wurtemberg-Montbéliard, on peut lire la devise suivante: « Die Stund bringt’s End / Chaque heure peut être la dernière ». Devise prémonitoire, puisque c’est à la Révolution française que la domination des Seigneurs de Riquewihr prit fin, après 472 ans de pouvoir sur la cité (en 1796).


Vendu à la Révolution française, le château fut racheté par la ville en 1861 pour y installer l’école communale, où ma mère, Monique, fut élève.
Le château était également le lieu de résidence des instituteurs. Le corps enseignant de l’époque disposait d’une main d’œuvre gratuite, docile et à portée de main… Puisque ce sont les écoliers qui entretenaient les jardins des enseignants, et montaient le bois de chauffage nécessaire à l’appartement du directeur, jusqu’au grenier du château!
D’école, le château devint Musée de la Poste et des télécommunications jusqu’en 2016. L’exposition permanente de la diligence à l’entrée, constituait une attraction à elle seule.

Enfin, on peut aussi rappeler que les vignerons de Riquewihr comme le furent Emile, mon arrière-grand-père, et Mélanie et Jean, mes grands-parents, confiaient au garde-champêtre (voisin du château), les précieuses boutures de vignes qu’ils avaient faites. Celles-ci étaient mises dans des caissettes en bois remplies de sciure, et entreposées dans la grande cave du château, afin qu’elles se développent dans la chaleur jusqu’à la belle saison: Un véritable château multi-fonctions!
Et si je vous parle de vignerons et de boutures de vignes, c’est parce que le prestige de Riquewihr est directement lié à la culture de cette liane. C’est ce que nous allons découvrir à présent. Pour cela, je vous invite à prendre l’escalier qui vous mène à la place de la mairie, pour observer de plus près une gravure ancienne, un autre incontournable à Riquewihr.
3. La gravure de Merian
Nous voici devant la reproduction d’une gravure de Riquewihr, faite au XVIIème siècle par le Suisse Matthäus MERIAN, issue de sa Topographia Alsatiae.

On peut observer une vue depuis l’Est de la ville (car Riquewihr est bien une ville depuis 1320). La petite cité est nichée au pied des collines sous-vosgiennes, bien abritée des vents du Nord et des pluies d’Ouest, exposée vers le Sud-Est. Surplombée d’une forêt de châtaigniers et de sapins, Riquewihr apparaît encerclée d’une monoculture de vignes.
A droite de la gravure, Merian honore le Grand Cru du Schoenenbourg en le décrivant comme « le coteau où pousse le vin le plus noble de ce pays ». En 1580, le poète Fischart célébrait déjà le Sporen, second Grand Cru de Riquewihr.
Pendant des siècles, Riquewihr se consacra exclusivement à la production de vins, dont l’excellence fut récompensée en 1875 par l’empereur Guillaume Ier, qui offrit à la ville le Trinkhorn (corne d’abondance). A l’époque de Merian, la qualité des vins de Riquewihr est déjà renommée jusqu’en Angleterre, en Scandinavie et dans les Pays hanséatiques. C’est la richesse de son vignoble qui explique la richesse architecturale du Vieux Riquewihr.
Pour protéger les Riquewihriens, et surtout les trésors qui fermentent dans leurs caves, c’est le comte de Horbourg qui décide l’édification d’une première enceinte de fortifications en 1291, dont les deux tours emblématiques sont le Dolder et la tour des voleurs à l’angle Nord-Ouest. L’enceinte de 1291 est encore visible au rempart Nord, que les Riquewihriens appelent le « Steckgràwa » (Steckgraben).

Le rempart Nord de Riquewihr émerge des vignes du coteau du Schoenenbourg.
Avec le développement des armes à feu, ce sont les Ducs de Wurtemberg qui décident en 1500, de renforcer les premiers remparts d’une seconde enceinte de fortifications Est-Sud-Ouest, faisant de Riquewihr une véritable forteresse.
La gravure de Merian met aussi en lumière des monuments de Riquewihr aujourd’hui disparus, comme la Porte Basse rasée en 1808, et trois églises réunies au cœur de la ville.
4. La place Voltaire
La gravure que nous venons d’observer se trouve place Voltaire. L’illustre homme a aussi donné son nom à l’école actuelle de Riquewihr, où je fus élève. Mais pourquoi tant d’honneurs faits à Voltaire?
Le lien qui unit le grand philosophe français à Riquewihr remonte au XVIIIème siècle. En 1752-1753, l’un des derniers Ducs de Wurtemberg-Montbéliard, fortement endetté par son train de vie fastueux sur la rive droite du Rhin, emprunta plus de 500 000 livres à Voltaire.
Ce capital conséquent fut gagé sur les revenus seigneuriaux, notamment sur les vignes de Riquewihr.

C’est sur la place Voltaire que se trouve l’hôtel de ville, bâti au début du XIXème siècle dans un style néo-classique, en lieu et place de la Porte Basse. C’est ici qu’André MALRAUX, écrivain et homme politique français, s’est marié le 13 mars 1948. Une rue de Riquewihr porte son nom, celle où les Riquewihriens reposent en paix.

Arpentons maintenant la rue du Général de Gaulle, à la découverte des chefs-d’œuvre architecturaux (principalement des XVIème et XVIIième siècles), donnant à Riquewihr son surnom de « Perle du vignoble alsacien ».
5. La Maison Irion
La Maison IRION a été édifiée en 1606, selon les plans de Heinrich SCHICKHARDT, architecte du Duc de Wurtemberg, et surnommé le « Léonard de Vinci souabe ».

Cet hôtel patricien a été construit pour Ambrosius DIEFFENBACH, membre du Magistrat de la ville. C’est une maison d’angle avec un pignon de 17 mètres de haut. Son oriel à deux étages est traité en angle avec une console sur chaque façade. Il est décoré de frises de têtes humaines ailées, reliées à des motifs végétaux.
La présence d’un oriel augmente la clarté dans le logement, et permet de bénéficier d’une meilleure vue sur la Grand Rue.
La porte d’entrée de style Renaissance est surmontée d’un fronton triangulaire interrompu de 1606.
6. Le gratte-ciel de Riquewihr
Cette maison à pan de bois de 1561, est l’une des plus hautes maisons alsaciennes à colombage, d’où son surnom de « gratte-ciel ».

La maison de 25 mètres de haut, est constituée de deux corps de bâtiments distincts réunis sous un même toit.
Les étages sont en encorbellement, comme de nombreuses maisons traditionnelles du centre historique de Riquewihr. L’encorbellement permet un gain de place au sol, dans une ville dont les contours sont délimités par des remparts.
7. La Cour des Cigognes
Pénétrez dans la Cour dite « Au nid de Cigognes » datant de 1535, pour découvrir les colonnes torsadées soutenant sa galerie en bois, son grand pressoir de 1817, et son puits de 1603.

D’autres cours pittoresques, conservent leur cachet à Riquewihr:


8. La Maison Dissler
Maison patricienne érigée en 1610, joyau du style Renaissance. Sa façade, dont le pignon culmine à 18 mètres de haut, est décorée de volutes et d’obélisques.

Son oriel à deux étages est sculpté de têtes humaines, de motifs végétaux, et d’un cygne. Au centre du fronton, on peut observer le portrait du propriétaire, Peter MULLER, vigneron, gourmet, et membre du Magistrat. Le portrait est entouré des initiales PM et UG pour son épouse, Ursula GUNTHER.
9. Trois églises sur un cimetière
Sur la place des Trois Eglises, on ne voit qu’un seul clocher. Pourtant, un dicton ancien évoque « trois églises sur un cimetière ». Au cœur de la cité fortifiée, s’élevaient autrefois, trois églises et le cimetière de Riquewihr: L’église paroissiale consacrée à Sainte-Marguerite des XIIème et XVème siècles, l’église de pèlerinage dédiée à Notre-Dame du début du XIVème siècle, et enfin l’église Saint-Erard du XIVème siècle, chapelle d’hôpital.
Ces trois églises coexistèrent jusqu’à l’introduction de la Réforme protestante à Riquewihr par le comte de Wurtemberg en 1534. Dès lors, l’église de pèlerinage fut transformée en presbytère, et l’église Saint-Erard en école latine. Seule l’église gothique paroissiale fut utilisée comme lieu de culte protestant tout d’abord, puis pour les deux confessions dès l’introduction du simultaneum en 1686.
C’est la démolition de l’église Sainte-Marguerite en 1845 qui mit fin au simultaneum des cultes à Riquewihr, avec la construction dès 1846 de deux édifices religieux distincts, l’un protestant (à l’emplacement de l’ancienne église), et l’autre catholique près de la Porte Neuve.

A l’église protestante luthérienne de Riquewihr, que les Riquewihriens appellent communément le Temple, vous pouvez admirer l’orgue STIEHR et MOCKERS inauguré en 1853, classé Monument Historique et restauré en 2023.

10. La maison Preiss-Zimmer
J’ai déjà évoqué la maison PREISS-ZIMMER dans ma visite insolite, pour son enseigne dessinée par l’artiste alsacien Hansi, et pour les personnages sculptés sur sa façade.
Aujourd’hui, nous allons scruter d’un peu plus près les colombages de cette ancienne hostellerie de 1686. Sous les fenêtres aux encadrements en bois sculptés, on peut voir un colombage spécifique: La chaise curule, qui représente un siège de la Rome antique. La chaise curule ne décore pas toutes les maisons alsaciennes à colombage. Elle est réservée à l’habitation d’un personnage important de la ville.
Son importance est ici soulignée par le nombre de chaises curules, et par la présence des armes de Riquewihr (les trois bois de cerf des Wurtemberg, surmontés par l’étoile des Horbourg, propriétaires de la ville jusqu’en 1324).

On peut aussi voir une étoile, à la fois symbole d’une auberge, et faisant également référence au nom de l’établissement, « Auberge à l’Etoile ». Ces éléments nous indiquent que le propriétaire n’était pas un simple aubergiste, mais plutôt un gourmet-aubergiste.
11. Le Dolder

Dolder veut dire « sommet, cime, pointe ». C’est l’emblème de Riquewihr, et la fierté des Riquewihriens. C’est LE monument incontournable à Riquewihr! La tour du Dolder fut construite en 1291, lors de l’édification des premiers remparts. Avec ses 25 mètres de haut, le Dolder était à la fois la Porte Haute, le beffroi, et une tour de guet pour les veilleurs.
Personnellement, j’aime le Dolder pour les deux visages qu’il offre à celui qui le contemple. La façade orientée vers la ville et ses habitants est décorée d’un colombage et d’encorbellements successifs. A l’inverse, la façade orientée vers l’extérieur de la ville a un aspect guerrier. Avec ses meurtrières, la tour défensive se veut dissuasive.
Le Dolder, c’est aussi un son, celui de la cloche que renferme son toit. Elle annonçait aux Riquewihriens l’approche d’un ennemi, et rythmait leur quotidien en sonnant deux fois par jour, à 5h et 22h. Sa cloche porte l’inscription suivante:
"C'est la joie, c'est l'alarme
que mon son produit;
du jour j'annonce le vacarme
et le repos de la nuit. "
Au pied du Dolder se trouve la fontaine de la Sinne / Sinnbrunnen de 1560. Au sommet de la colonne se dresse un lion, portant entre ses pattes le blason des Seigneurs de Horbourg (l’étoile), et les armoiries de Riquewihr.


« Sinn » signifie jaugeage. C’est au Sinnplatz que s’effectuait le jaugeage des tonneaux pour en vérifier la contenance. C’est aussi à la fontaine de la Sinne que nos vignerons d’antan venaient nettoyer leur lourd matériel en bois.
D’ailleurs, à quoi peut bien servir la pierre en grès surmontée d’un ornement en métal, contre la paroi de la fontaine? Cet astucieux emplacement permettait aux Riquewihriens de poser leur hotte typique de Riquewihr (le tendelin) pour pouvoir la remplir plus aisément. C’est ainsi que nos Anciens cherchaient de l’eau à la fontaine, en préservant leur dos.
12. La tour des voleurs

Poursuivons notre visite de Riquewihr par la rue des Juifs, qui aboutit à la Cour des Juifs où se trouvent un puits Renaissance et l’entrée de la tour des voleurs située à seulement 60 mètres du Dolder. Cette tour de 18 mètres de haut est constituée de murs allant jusqu’à 5 mètres d’épaisseur. C’est un pentagone à l’extérieur et un quadrilatère à l’intérieur, ce qui permet d’avoir différentes largeurs de murs. Elle fait partie de l’enceinte de 1291, mais a été remaniée lors de l’édification de la seconde enceinte, pour être plus résistante aux nouvelles armes.
La présence de la tour des voleurs à Riquewihr s’explique par le fait que la ville fut le siège de la justice seigneuriale. De nos jours, la tour des voleurs abrite encore toujours l’effroyable chambre de torture, où l’estrapade attendait l’accusé, ainsi que la sordide oubliette.
13. La Porte Haute
Nous voici devant la Porte Haute édifiée en 1500 lors de la construction de la seconde enceinte de fortifications. Son système défensif était constitué d’un pont-levis, de mâchicoulis, de meurtrières, et d’une porte à deux battants. Sa herse d’origine est toujours visible!
La Porte Haute est ornée du blason que vous reconnaissez parfaitement désormais, celui de la ville de Riquewihr.

14. Le dégagement du mur d'enceinte de 1500 par mon père
C’est aux remparts Ouest que nous arrivons au terme de notre visite. Je vous quitte à côté de la Porte Haute, dans l’espace magnifié et serein de la Cour des Bergers, mon lieu préféré du centre historique de Riquewihr.

A l’aube des années 1980, la municipalité décide d’un grand projet de valorisation des remparts de la ville haute, et de réaménagement de la Cour des Bergers, devenue au fil du temps, une verrue aux faux airs de bidonville.
Il faut dire que derrière un mur fermé par une imposante porte en bois, se cachait un bric-à-brac de mansardes, étables et autres hangars délabrés, accolés au mur de fortifications de 1500, le masquant en grande partie. Des portes sur cour avaient fleuries ça et là, transperçant effrontément les historiques remparts. La tourelle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Une couverture de crépi recouvrait les façades, finissant de détruire l’aspect médiéval du quartier.
Après des travaux conséquents, le splendide dégagement du mur d’enceinte fit réapparaître le colombage au grand jour, tel qu’il apparaissait sur le plan d’architecte. La tour de guet retrouva un toit à quatre pans décoré d’une girouette, et l’ensemble des toitures, leurs traditionnelles tuiles Biberschwanz. La partie du mur d’enceinte en bordure de la Porte Haute fut respectueusement reconstruite, tandis que deux accès ouvrirent la cour.
Dès lors, l’aménagement d’une agréable promenade publique fut possible. La cour est alors nivelée, et agrémentée d’une pelouse ondulante le long du fossé des remparts. Un éclairage public accompagne le promeneur nocturne, et sublime le Grès des Vosges remis à jour au niveau des fortifications. L’allée piétonne côtoie le vieux noyer et la maréchalerie conservée, ainsi qu’une fontaine en grès. Un vieux pressoir du XIXème siècle est installé, rappelant au marcheur, le caractère profondément viticole de Riquewihr.
Aucune plaque n’est présente pour le rappeler. Cependant, l’Ingénieur-architecte qui permit à la ville de Riquewihr d’être récompensée en 1987, du Premier Prix National pour cette restauration est Walter, mon père.
Je lui dédie mon article.



Super! L’Alsace est une belle région!
Manu
Merci Manu pour ton enthousiasme depuis Montbéliard, ville sœur de Riquewihr.
Époustouflant tous ces détails et anecdotes qui rendent cette découverte de Riquewihr effectivement incontournable ! Bravo pour cet article, Roseline.
Petite question subsidiaire : Y a t il encore d’autres illustres personnages qui se sont mariés à Riquewihr ? Cordialement. Ultimeyer
Merci pour tes encouragements Christian, en tant que « super fan » de Riquewihr!
Pour ta question, pas d’autres illustres personnages publics à ma connaissance. Mais je me souviens très bien d’une calèche tirée par deux chevaux attendant les mariés devant la mairie de Riquewihr, pour le bonheur des touristes présents ce jour-là. Pour l’anecdote, le souhait des mariés de monter la Grand Rue en calèche leur a été refusé, de peur que les chevaux ne salissent les illustres pavés.